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Archives Mensuelles: mai 2013

La fin de l’histoire

Ce n’est pas sans un brin de tristesse et de nostalgie que mon année en tant qu’animateur à Sceaux se termine.

Je suis arrivé avec la prétention de vous apprendre quelque chose.Nutella-mission-clic-and-walk
Devenir des adultes responsables, de bons citoyens, liberté égalité fraternité.
J’ai fait de mon mieux traitant chaque dispute comme si c’était la mienne, chaque bille comme si c’était la mienne, chaque ballon comme si c’était le mien.
Nan nan stop.
Il est naze ce début.
Devenir des adultes responsables, de bons citoyens .
Putain, on dirait une campagne politique en Corée du nord.
Je recommence.

A part sa composition, je crois que Nutella avait raison.
On est tous de grands enfants.
Alors bien sûr une fois adulte, te faire carotte tes billes c’est plus vraiment une source de conflit.
Une fois adulte, « on ne joue plus pour de faux », et à vrai dire, on ne joue même plus beaucoup.
Une fois adulte, on ne se s’émerveille plus de voir un avion passer, à vrai dire on ne s’émerveille plus beaucoup.
Une fois adulte, on sourit simplement un peu moins.
N’est-il pas fou celui qui sourit dans le métro ?
A croire qu’on a oublié notre sourire là où l’on a laissé notre imagination.
Mais il y a des choses qui ne changent pas, ne s’améliorent pas.
La qualité de tes dessins ,le goût des épinards, les amis d’un jour, les amoureuses qu’on pense pour toujours …
Et puis surtout,  il y aura toujours un connard pour te carotte ta place dans une file d’attente.
Alors oui, je suis arrivé avec la prétention de vous apprendre quelque chose…
Et je suis reparti avec la conviction que c’est de vous que je devais apprendre.
Vous me donniez le sourire dès le matin et la pêche pour le restant de la journée si ce n’est pas pour le restant de la semaine.
Trop d’adultes ont laissé leur sourire derrière eux, alors le laissez pas, vous qui avez la vie devant vous.

 
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Publié par le 26 mai 2013 dans Chroniques

 

Il y a qu’en Israël…

L’israélien ne fait pas la différence entre le domaine privé et le domaine public

Israël,  c’est chez lui…
Au sens propre du terme.Israel-flag7
L’israélien se croit donc partout dans son salon.
Quand il va faire les courses par exemple :
Y’a qu’en Israël où il est normal de se rendre au supermarché en pyjama.
T’as déjà vu en France, quelqu’un en chaussons et short en coton à Carrefour ?
Y’a aussi qu’en Israël où les gens crient dans la rue pour appeler un pote.
Mihhhhhhhhhhhaiiii !
Efo ou ?!
Daviiiiiiiiiiid !
Allllllloooooooooo !
Mais pourquoi tu te rapproches pas de lui ?!

L’israélien a autant de patience qu’un enfant de 5 ans à Disney

Que l’israélien klaxonne pour rien, on le sait tous.
Mais même quand tu fais la queue, l’israélien bout intérieurement.
Et pour te montrer que ça lui fait chier de faire la queue, il pose des questions qui n’ont pas le moindre sens :
– Ata ba tor ? ( tu fais la queue ? )
Bha nan, je suis devant la caisse pour compter les Menthos…
Y’a aussi qu’en Israël ou tu te fais carotte ton caddie.
En France, quand je laisse mon caddie 2 minutes pour chercher un truc personne me le prend.
C’est du savoir vivre.
Ce caddie n’est pas apparu tout seul au milieu du rayon papeterie.

Le supermarché est à l’image de la société

Y’a qu’en Israël où tu trouves des pyramides de PQ au niveau des caisses.
C’est surement lié au nombre de shwarma au m².
C’est aussi aux caisses où la nana te propose des objets improbables pour 5 shekel de plus.
– Vous voulez du cirage ? Une multi-prise ?
Whaaaaaat ?!

Y’a aussi un magasin, qui est, en soit un concept en Israël.
La super pharm !
La super Pharm te permet d’acheter des médicaments quand t’es malade mais pas seulement !
Y’a un rayon de produits de beauté, un rayon de parfums toujours tenu par des russes de 60 ans et enfin un rayon avec des bamba.
On sait pas ce qu’il fout là ce rayon.

Le prix dépend du client

En Israël tu peux plus ou moins tout négocier.
A force, c’est un peu fatiguant de devoir se battre pour ne pas se faire carotte.
Je vous donne un exemple concret :
J’étais au souk et je voulais m’acheter un collier.
Le mec me dit 10 shekel, je lui tends un billet et il me rend la monnaie comme si le collier coûtait 15 shekel.
Je m’énerve pendant 10 bonnes minutes pour que le mec me rende les 5 shekel manquant.
Après avoir eu la thune, je vais en face m’acheter des bonbons.
Le mec me fait 3 shekel, je lui donne une pièce de 5 et lui dis de garder la monnaie, ça me fait plaisir.
Le mec s’énerve et me jette l’argent en criant :
– Do you think I’m homeless or what ?!

N’oubliez pas de sourire ! 🙂

 
 
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