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Archives Mensuelles: février 2015

Ego trip

Je me suis offert le dernier Iphone pour le nouvel an.
J’accumule les pixels avec la bonne résolution d’améliorer la mauvaise image de moi-même.
Je peux désormais dire tout ce que je pense sur Twitter mais j’suis rarement capable de penser ce que j’dis.
Je préfère parler à un connard à l’autre bout du monde plutôt qu’à la personne à côté de moi.
Et puis surtout, je prends tout en photo.
Tout et surtout n’importe quoi.
Hier, j’ai pris mon bol de Chocapic.
Est-ce que j’essaie de dire  :facebook-ego
moi je mange et pas toi ?
Je sais pas.
J’ai l’impression d’être de plus en plus proche de moi, et de moins en moins proche des autres.
J’existe que dans vos yeux.
S’il vous plait….
Regardez-moi !
Je ferai tout pour que l’on croit que j’ai une GRANDE vie.
Grande vie qu’on pourrait pourtant résumer en quelques petits mots clés.
N’est-ce pas ironique sachant que…
Les portes de chez moi sont fermées à double tour, alors que celles de ma vie privée sont grandes ouvertes.
Je deviens star de ma propre vie avec quelques photos filtrées.
A chercher mon meilleur profil, j’ai plus personne à qui m’identifier.
Alors je deviens mon propre héros, comme Spiderman je saute de mur en mur.
Un dernier jeu de mot et promis, j’arrête la métaphore filée.
Je cherche à me faire un nom sur la toile alors que je sais qu’un jour des Anonymes la détruiront.
Il y a 20 ans des murs tombaient, 10 ans après d’autre s’érigent.
Facebook est mon miroir, Twitter la voix off de ma vie.
J’existe que dans vos yeux.
S’il vous plait….
Regardez-moi !
S’il vous plait…
Ecoutez-moi !
Au fait,
Qu’est-il arrivé à celle qui disait :
miroir miroir dis-moi qui est la plus belle ?
Je me demande si je vais un jour comprendre.
Que j’existe.
Que vous le vouliez ou pas.

N’oubliez pas de sourire 🙂

 

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Publié par le 26 février 2015 dans Chroniques

 

La fois où j’ai cru finir comme Ilan Halimi

Ça faisait 6 mois que j’utilisais UBER et je n’avais jamais eu de problème.
Jusqu’au jour où j’ai sérieusement eu peur.
Je m’en rappelle comme si c’était hier… 931427

C’était une journée pluvieuse et j’avais la flemme de rentrer en RER.
En plus, je venais de recevoir mon salaire et je me prenais pour Nasser Al-Khelaifi.
Bref, j’avais commandé un Uber pop en face de la piscine.
Le mec m’appelle :
– ouais allô t’es où ?
J’ai déjà parlé du tutoiement et à quel point ça me déplaisait…
– Euh bonjour, je suis en face de la piscine.
– Ouais ok, tu peux pas venir à coté, juste en face du RER.
– Bha non le principe d’un chauffeur c’est qu’il vienne te chercher.
– Va y là… bon ok je viens.

A ce moment je me dis que le mec est chelou.
Mais bon, c’est souvent des jeunes qui conduisent chez Uber donc y’a pas de quoi s’inquiéter.
Puis je vois arrivé une GROSSE Mercedes noire avec du rap débordant de la carrosserie.
A l’intérieur, un jeune de 25 ans avec des lunettes de soleil.
Un peu cliché mais bon…
La jeunesse n’est plus ce qu’elle était.
Je monte dans la bagnole et le mec me fait :
– Tu pouvais pas te bouger Cohen ?
Le ‘cohen’ prononcé dans sa bouche me refroidit direct et je commence à flipper.
Je réponds :
– Bha non…
Il murmure :
– Arrête tes conneries.
– Pardon ?
– Nan rien.
Il avance un peu en voiture et coupe le contact.
Moi d’instinct, je mets ma main sur la poignée en espérant qu’il verrouille pas les portes.
Et dans une scène surréaliste, le mec sort de sa caisse et vient ouvrir ma portière pour me dire  :
-Elle est jolie ta veste
( petite minute GQ :
c’est une veste en cuir que j’ai acheté chez All Saints au marais, collection 2014, et oui elle est franchement sympa, surtout les boutons sur le c… pardon je m’égare )
Quand il me dit ça, je crains qu’une chose, c’est qu’il me sorte un calibre.
Je sors rapidement de la caisse et lui fais :
– Je comprends pas y’a un souci ? T’es bizarre un peu…
– Non y’a pas de soucis Cohen , va-y remonte dans la bagnole j’te ramène chez toi.
Et je vous jure que dans ses putain de yeux, les choses étaient pas nets.
Alors je fais :
– Non c’est bon je vais me débrouiller.
Et je me barre.

Je rentre chez moi un peu secoué.
C’est triste à dire ( mais plus rien ne m’attriste laisse moi partir… ) mais j’ai pas le choix.
Non.
J’ai plus le choix.
Je dois changer mon nom.
On ne sait pas sur qui on peut tomber et j’ai pas envie de prendre des risques.
Il me faut une nouvelle identité.
je suis…
JASON BOURNE.
Ouais bon…

Je me connecte sur le site d’UBER et en 2, 3 clics me voilà devant ma future identité.
Je réfléchis quelques minutes car c’est pas tous les jours qu’on a la chance de changer son identité.
quel nom pourrais-je bien prendre ?…
Un nom français ?
Gautier ?

C’est pas mal Gautier, comme les parfums.
Yoram Gautier je suis fou moi.
je vais finir skizo’ c’est pas possible.
Ah mince, il faut que je change mon prénom aussi…
Je prends le bouquin que je suis en train de lire et jette un œil au prénom du personnage principal :
Mathieu ?
J’ai pas une gueule de Mathieu, mais bon.
ça fera l’affaire.
Mathieu Gautier…
Naaa, je suis pas convaincu, je peux mieux faire.

Et pourquoi pas Garnier ?
Comme les shampoings …
Ça claque Garnier, j’ai toujours aimé comment le mec disait le nom à la fin de la pub avec une voix grave.
GARNIER.
Il disait ça avec la fille venant de l’espace en background tellement douce et précieuse et la chanson choubizouzouuuuuuuuuu.
Cette pub est incroyable, je la poste à la fin pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion et qu’on puisse en parler lors d’une soirée débat ( cette phrase est incroyablement longue et mal construite).
Y’a pas de shampoings avec un nom juif.
C’est moins glamour…
Vous imaginez :

                Qui prend soin de moi ? Benshoukroun.

Mathieu Garnier c’est vraiment pas mal.
Puis d’un coup je pense à quelque chose de capital.
Ma tête.
Je suis….
Je veux dire on voit bien que je suis pas…
Je suis quand même très…
Vous m’avez compris.
Garnier avec ma tête, ça passe pas une seconde.

un nom rebeu ?
Un feuj qui se prend pour un rebeu, non mais y’a plus de respect là.

Ah mais je sais !
Je le tiens mon nom !

Hier j’ai pris Uber et quand le chauffeur arrive il me fait :
– Bonjour Mr Lopez
Je souris :
– Bonjour. ( THUG LIFE )

Mais maintenant que j’ai une fausse identité, c’est assez drôle de voir ce que certains chauffeurs peuvent me raconter…
J’en parlerai la prochaine fois.

P.S  : ‘Faut que je me lance dans l’écriture de thriller moi !

N’oubliez pas de sourire 🙂

choubizoubizouuu

 
 

La première fois où j’ai eu peur d’être juif

J’ai jamais eu peur ou honte d’être juif.
Au contraire, je suis le genre de gars à le dire dés le début histoire d’être sûr qu’il n’y ait pas de bonne ou mauvaise surprise.
Et pourtant, hier j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire avant…
J’ai changé mon nom.Din6165_9899

COHEN.
J’ai toujours aimé mon nom.
J’en étais fier.
Déjà que j’étais pas peu fier de l’histoire de mon peuple…
Inventeur du monothéisme, une royauté emblématique, Superman, Israël,  Menahem Mendel Schneerson, Einstein, mon docteur (et le tiens aussi je parie), Cyril Hanouna, David Guetta, Jésus qui marche sur l’eau, Moise qui la traverse.
Je sais pas comment j’ai mélangé tout ça, mais c’est un beau bordel dans ma tête si vous ne l’aviez pas encore remarqué sur ce blog.
Alors mon nom, j’en suis encore plus fier.
Je vous pose la question :
Si vous aviez le choix entre confier votre fric à un Madoff ou à un Cohen, qui choisiriez-vous ?
COHEN c’est un label de qualité, c’est élu produit de l’année Cohen, un peu comme les poulets, c’est une appellation d’origine contrôlée.
On connait tous un Cohen sympathique :
Sacha Baron, Leonard, Seth,  Patrick, Jean-Michel, Les frères, Harlan ( qui était bien Cohen à l’origine… ).
Quand tu t’appelles Cohen tu as conscience de ta responsabilité.
Il y a une dynastie derrière toi, tu ne peux pas décevoir.

J’ai tellement d’histoires à raconter à propos de mon nom que je pourrais y passer la nuit.
Mais je sais que votre temps est précieux ( alors que le mien… Vous m’imaginez à 1H du matin à écrire des textes sur mon pc devant mon bol de Chocapic hein ?  ouais bah vous n’auriez pas tellement tort à vrai dire ).
Mais je vais quand même vous raconter une petite anecdote avant d’en venir au jour où j’ai changé mon nom.

Je devais avoir 14 ou 15 ans et  j’étais sorti avec une copine (juive).
A la fin de la soirée, son père vient la prendre en voiture et s’arrête pour discuter un peu avec moi :
– Tu t’appelles comment ?
( ça ressemblait plus à un interrogatoire qu’à qu’une discussion )
– euh, Yoram.
– Yoram comment ?
– Yoram Cohen.
Et d’un coup je vois ses yeux s’illuminer tels la tour Eiffel le 14 juillet.
Le mec sort de sa bagnole et me fait :
– Un Cohen ! Super, tu vas pouvoir me bénir.

La minute culture juive :
( en partenariat avec radio Shalom et mémé Hélène )

Dans la pyramide de Kelsen des juifs,  il y a :
au sommet les COHEN ( qui sont tous descendants de Aaron, le frère de Moise, membre du clergé  à l’époque du temple),
ensuite les LEVY,
et les autres qui jouent dans la Vérité si je mens ou font les clowns sur TF1.
D’après la Torah, les Cohen ont des règles spécifiques que les autres juifs n’ont pas à suivre.
Tel que :
bénir le peuple à la synagogue, monter en premier à la Torah, ne pas s’approcher d’un mort et d’autres trucs top secret.

Bref, revenons-en au père juif qui me demande de le bénir :
– Un Cohen ! Super, tu vas pouvoir me bénir, dit-il en me tendant sa tête.
Moi je suis un peu mal à l’aise, je sais pas trop ce que je dois faire.
J’ai envie de lui dire que ça se fait pas sur commande ce genre de truc….
Alors je lui réponds :
– Bah on est en plein milieu de la rue là, et puis j’ai même pas de kippa…
Le mec me sort une kippa de sa poche et me la fout sur la tête.
– Voila ! Allez, va-y bénis moi maintenant.
Je suis de plus en plus embarrassé, déjà qu’a la synagogue je galère pour le faire alors comme ça à l’improviste…
Mais le papa est déterminé, il prend mes mains et les fout sur sa tête.
Mince !
Je suis piégé, j’ai plus trop de le choix là.
Je jette un coup d’œil à sa fille dans la voiture qui me regarde, perplexe.
Est-elle plus embarrassée pour moi ou pour elle ?
Toujours est-il, que si je veux la revoir, va falloir que j’assure le coup.
Alors je commence….

Je ferme les yeux pour faire style que je me concentre et qu’il n’a pas intérêt à m’interrompre sinon ça va barder.
Je débute par l’introduction en hébreu :
Barouch hachem…(béni sois Tu…)
puis j’enchaîne avec la prière sur les gâteaux parce que c’est la seule que je connaisse pas cœur.
Puis je murmure une petite récitation en latin aucun rapport, et je finis par un sort que j’avais lu dans Harry Potter.
Je ne vous cache pas que j’ai commencé à me prendre au jeu, car ça rendait vraiment pas mal.
A la fin de la bénédiction, j’enlève doucement mes mains de sa tête.
Le mec, toujours les yeux fermés, me fait :
– C’est bon ?
Je lui réponds :
– Oui c’est bon, tu peux ouvrir les yeux, avec l’étrange impression d’avoir joué au facteur n’est pas passé.
Il me remercie 100 fois et me sert dans ses bras.
Je remarque sa fille qui me sourit, mission accomplished.

Tout ça pour dire que s’appeler COHEN c’est plutôt cool…
jusqu’au jour où….

J’ai commandé un chauffeur sur UBER pour rentrer chez moi.

ça sera au prochain article.

N’oubliez pas de sourire 🙂

 

Manger dans un resto casher

Chez tonton Daniel 

Juste au nom, je savais bien que ça allait être un repas comme à la maison.
Et quand je vais dans ce genre de resto,  je me dis que si c’est pour que ça soit « comme à la maison », alors mieux valait peut-être rester chez moi…
Enfin bon j’y suis, j’y suis.pizza2

Quand je pousse la porte du restaurant, j’ai l’impression d’arriver dans une cantine d’école.
Tout le monde essaie de parler plus fort que son voisin; comme si savoir ce que Déborah portera à son mariage est plus important que de savoir comment étaient les vacances de Tonton Maurice à Deauville.
Je remarque assez vite le patron ( et serveur ) au niveau des caisses; il parle avec un client de l’antisémitisme.
Je pense qu’à ce niveau-là de la description, vous êtes dans l’ambiance.

Je lance un bonjour bien fort, mais il n’en a rien à foutre car il parle de choses importantes.
Je m’assois donc et attends sagement qu’il finisse la conversation.
Après 10 minutes je commence à m’impatienter et envisage sérieusement de faire la roue ou une chorégraphie de Just dance pour attirer son attention.
Mais juste avant de me lancer il me voit enfin et fait :
– Alors, tu veux quoi ?
A ce moment précis, j’ai une petite pensée pour les « quelques bulles de champagne » du café français.
J’aime pas les gens qui me tutoient au prétexte qu’on partage la même croyance en la Genèse alors qu’on ne se connaît ni d’Adam ni d’Ève.
– Une Margherita s’il te plaît.
– Ça roule !

Et puis d’un coup, un mec vient me demander :
– Fréro, le pain de la pizza c’est Mezonot ou Motsi ?
Et j’ai envie de lui répondre que je suis pas rabbin et que j’men fous, je veux juste manger ma pizza tranquille.

La minute culture juive :
( en partenariat avec la dafina et Woody Allen )

La prière à faire avant de manger est différente si c’est du pain ou du gâteau.
Or (et c’est là où ça se complique) la barrière est fine entre une pâte destinée à vivre une vie de pain ou une vie de brioche.

Après 5 minutes le cuisto vient me faire une confidence au creux de l’oreille :
– J’ai une pizza prête que j’ai faite pour rien, ça te dirait pas de la prendre ?
– Bof c’est quoi comme pizza ?
– Une pizza anchois, œufs et aubergines.
– Bah non, j’aime pas trop ça moi…
– Allez fais moi plaisir, c’est très bon j’te jure. Et puis c’est baal taashrit de jeter… ( mot hébreu qui veut dire : c’est du gâchis de jeter de la nourriture, c’est même un principe éthique de la Torah )
Là je suis un peu embêté, j’ai honte de dire non et puis si c’est baal taashrit…
Je me sens même un peu coupable pour tout dire.
– Bon bah ok c’est bon, je vais la prendre …

Et voilà comment je ressors du resto en ayant mangé une pizza que je n’aimais pas.

N’oubliez pas de sourire 🙂

 

La différence entre manger dans un resto casher et manger dans un bon resto français bien classe

Mon titre laisse peu de place au doute, mais je n’ai jamais été très bon pour distiller le suspense.

Le café français place de la bastille.

Quand j’ai ouvert la porte du restaurant, j’ai eu l’impression de rentrer dans une version 2.0 de ma vie.
Une version améliorée où ça sentait bon où les gens étaient gentils et beaux, le genre d’endroit où je pouvais dire publiquement :
Il fait bon vivre ici.
C’était calme et reposant, l’ambiance était feutrée, la vie en était colorée.

A contrario, quand je rentre dans le RER B le samedi soir, j’ai l’impression de rentrer dans une version détériorée de ma vie.
Passer par Châtelet le samedi soir, c’est un peu comme passer la porte de Stargate, je ne sais pas trop sur qui je vais tomber.
Je croise des gens fous mais en liberté.
Et je me demande,
comment cette personne a-t-elle gagné sa liberté ?
Qui était le « panel d’experts » qui a jugé bon de dire qu’un mec qui lèche la vitre du RER les yeux exorbités n’est pas un risque pour l’ordre public ?
Était-ce le même panel qui a considéré Pierre Bodein et Gerald Shaefer comme des garçons sympathiques et attachants ?
Ou peut-être a-t-il simplement tué l’expert en question avant de s’évader ?
Je… Je sais pas.
Quand je vois des personnes se bagarrer pour une place je me dis que le RER c’est l’échec de la civilisation.
C’est un lieu qui possède sa propre législation, sous terrain les lois ne sont plus les mêmes ( Redites-le avec une voix grave un peu enrouée et vous tenez l’accroche d’un film d’horreur… )

Bref, revenons-en au restaurant.
Une fois le palier franchi, une personne sortie tout droit d’une agence de mannequins vient nous accueillir.blonde-mannequin-lingerie-ex-de-leonardo
Grande, souriante, belle belle belle comme le jour, belle belle comme l’amour.
( Je vous explique, à chaque fois que je tombe amoureux, j’ai la chanson de Claude François qui se lance dans ma tête )
La fille nous propose de nous accompagner jusqu’à la table et j’ai presque envie de lui chanter  » J’irai où tu iras, mon pays sera toi… ».
Une fois à table un type en costumes trop de pièces vient nous proposer  » quelques bulles de champagne ».
Après cette petite introduction, je commande un « saumon rôti label rouge et haricots verts. »
Au moment où mon palais goûte le plat, j’ai une révélation tel Moise sur le mont Sinaï.
Je comprenais enfin ce que voulait dire Cyril Lignac quand il parlait :
de raconter une histoire, d’émotion et de sensibilité dans une assiette.

Et je vais vous dire, le plus dur dans ce genre d’endroit c’est d’en sortir.
Je voulais plus voir le monde, le petit peuple dehors, les pâtes à l’eau, les sandwichs Monoprix ( ils sont vraiment degueu’ ces sandwichs en triangles, j’ai l’impression que même quand je les mange, ils restent en triangles dans mon ventre ).
J’étais bien, je voulais rester avec le saumon, les haricots croustillants, les filles souriantes et Claude François.

Je parlerai du resto casher au prochain article car celui-là est bien plus long que je ne le pensais.

PS : en fait je me débrouille pas si mal pour distiller le suspense 😉

N’oubliez pas de sourire 🙂

 

Les phrases qui m’enervent

On entend tous des phrases qui nous énervent.
Voici les miennes.

1 / « J’écoute pas ça moi, c’est trop commercial. »

Ah purée cette phrase qu’est-ce qu’elle m’énerve.
C’est l’échappatoire pour ceux qui veulent se la jouer « je suis cultivé mais je mange pas de ce pain-là. »
( Oui, c’est bien la même personne qui emploie :  je mange pas de ce pain-là).
Ça veut dire en qu’en gros, y’a une culture pour les cons et une autre pour les personnes plus intelligentes…
Foutaises !
Tout est commercial, on vit dans un monde commercial.
Tes baskets, ton téléphone, ton parfum est commercial.
Et sérieusement, je me demande  :
est-ce que les gens qui « n’écoutent pas car c’est commercial », ne boivent pas de Coca non plus ? front.26.400
Ils vivent dans un putain de pays underground avec leur propre musique, se lavent avec le petit alsacien et mangent des petits collégiens au goûter ?
( c’est moins sexy d’un coup ).

2/ « Bonjour tout seul. »

J’arrivais au travail à 8H de bonne humeur comme dans une pub Ricoré et  je disais à tous mes collègues avec entrain :
– Bonjour tout le monde !
Et il y avait ce type ( très gentil au demeurant) mais qui me répondait à chaque fois :
– Bonjour tout seul !
Chaque jour, la même blague.
Chaque jour…

3/ « C’est la vie… »

C’est ce qu’on m’a répondu.
Elle a bon dos la vie.
Quand il nous arrive quelque chose de bien on ne dit jamais :MINOLTA DIGITAL CAMERA
oui c’est la vie !
( sauf Khaled,… )

« C’est la vie » est surtout employée comme une fatalité ;
et quand un si beau mot est employé comme synonyme de la mort, c’est pas bon signe.
Cette expression je la mets dans la même équipe que « Comme un lundi ».
Comme si la vie, éternelle distributrice de cartes nous dépassait.
J’étais à ça de gagner, je m’’apprêtais à crier « UNO  ! » mais non je me suis fait carotte et me revoilà parti pour un tour.
« C’est la vie tu sais… »

Un jour, j’appelais mon frère en urgence ( oui c’est un peu mon 10 downing street mon grand frère ) car j’étais dégoûté de la vie et je lui fais  :
– Mais alors c’est ça la vie ?
Et je me rappelle de sa réponse car elle m’avait marqué.
– La vie n’est ni comme ça ni pas comme ça Yoram, tu fais le monde que tu veux, tu fais la vie que tu veux toi.

N’oubliez pas de sourire 🙂

On va s’aimer on va danser oui c’est la vie la la la la la…. 

 
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Publié par le 15 février 2015 dans Chroniques

 

Les personnes en droit

A la fac de droit…

Y’a le mec qui lâche pas l’affaire

C’est le gars qui fait du droit 24/24.
Il est un peu l’épicier arabe du droit.
Sa vie tourne autour du droit comme des abeilles autour du miel.
Il aime tellement ça, qu’il se croit déjà avocat.
C’est le seul qui vient à la fac avec un costume et un attaché-case alors qu’il a cours d’anglais.
Quand il me parle, j’ai l’insupportable impression d’être son futur client.
Mais le pire c’est quand il lui arrive une « injustice ».
S’il va à la boulangerie et que, la boulangère a le malheur de se tromper dans le rendu de sa monnaie…
Il monte sur ses GRANDS chevaux et part dans une logorrhée du style :
— J’y crois pas ! C’est quand même incroyable je vais vous coller un procès au cul, c’est une clause abusive l’article 1134 alinéa 3 dispose justement que…
Ta gueule putain.
Ça fait 2 mois qu’il fait du droit et le voilà officiellement Badinter des pains au chocolat.

La fille sérieuse

Je l’aime bien elle.
Elle me rappelle la nana qui court dans les champs lors du générique de La petite maison dans la prairie.
Toute sage, première de la classe, elle a une jolie trousse colorée et un sac Eastpak qui date du collège.
Je suis sûr que si je cherche bien je peux trouver l’album de Lorie et son carnet de liaison à l’intérieur.
Un peu fayote sur les bords, mais je l’excuse car elle est mignonne sans le savoir et ça la rend encore plus jolie.
Quand je m’ennuie en cours, je l’imagine dans un contexte autre que scolaire…
Dans une soirée Fuck Me I’m Famous à Ibiza par exemple.

Le chelou

Contrairement à Charlie, tu le repères en 5 secondes.large
Il me rappelle les peluches vertes de Toy story.
Le chelou vit sur une autre planète, dans son monde on peut venir à la fac déguisé en cow-boy ça ne pose aucun probleme.

L’Erasmus

Il est content.
Limite trop.
Émerveillé par Paris comme un enfant à Disneyland.
Je l’envie secrètement car moi aussi je veux m’émerveiller de Paris.
Mais bon, contrairement à lui, je ne suis pas ici en vacances.
L’erasmus est un bon vivant et il me fait rire car il a du mal avec le français comme les enfants ont souvent du mal avec les expressions.
Je connaissais un petit en primaire, à chaque fois qu’il sortait de la cantine je lui demandais si le repas était bon et il répondait :
— M’en parle pas !
Et ça ne m’aidait pas vraiment à savoir si le repas était bon…

Celle qui rigole pas

Elle est souvent aussi sérieuse que premier degré.
C’est quelqu’un de très stressé.
Tout le temps.
J’sais pas si vous avez vu le film Yes Man, mais en tout cas elle c’est le contraire, la No girl.
Elle dit non à tout.
Un petit exemple…

Il y a une semaine, je m’assois à côté d’une nana ( oui je dis nana, et alors? c’est à la mode le rétro demande aux hipsters ) au premier rang et lance :
— Salut ! accompagné de mon plus beau sourire genre Barack Obama en campagne.
La fille ne daigne même pas me répondre alors je fais :
— Sympa de me répondre…
Et la fille se retourne et me gueule :
— JE T’AI PAS ENTENDU BORDEL DE MERDE !

Ça donne envie ma fac hein ?

N’oubliez pas de sourire 🙂

 
 
 
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