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Archives Mensuelles: mai 2015

Quoi répondre aux clichés sur les juifs ?

C’est pas toujours facile d’être juif.
Vous me direz c’est pas plus facile d’être français, surtout à l’Eurovision.
Un juif doit souvent répondre aux clichés.
Et moi je réponds… comme je peux.

« Non mais les juifs vous êtes tous riches »

Un indémodable et je soupçonne La vérité si je mens d’y être indirectement responsable.
Honnêtement, je ne compte plus le nombres fois où j’ai entendu cette phrase.
Quand on me dit ça, j’essaie de trouver des exemples de juifs pauvres pour prouver le contraire. l_taxation-75-pour-cent-echos-figaro-un-million-euros-celibataire
Mais bien sûr, les premiers juifs qui me viennent à l’esprit sont blindés :
Gad Elmaleh, Arthur, Madoff.
Ouais nan… plus Madoff.
Alors je pense à des quartiers où les juifs ne sont pas riches :
Créteil, Sarcelles, Bagneux…
Mais je sais bien que ça ne convaincra jamais personne.
Puis tout d’un coup, j’ai une idée !
Moi-même !
Mais je me rends vite compte que je porte une veste The Kooples et que je tiens un Iphone 9 + S   entre les mains.
J’suis peut-être pas le meilleur exemple…
J’aurais beau dire que j’ai attendu autant de temps que l’hiver dans Game of Thrones pour me payer cette veste et que j’ai un contrat location-vente de 5 ans chez la pomme…
Ça ne convaincra jamais personne.
D’un côté, je ne connais pas un seul pauvre qui revendique haut et fort sa religion.
C’est pas comme si t’allais croiser un SDF dans le métro avec une pancarte :
J’ai faim.
#JeSuisJuif.

Puis je trouve ENFIN quoi répondre à cette personne :
– Tu sais quoi, si j’étais riche, je ne serais pas en train de bosser à 7 heures du mat’ dans une école élémentaire, mais dans mon lit à compter mes billets…

 » Les juifs vous vivez entre vous, vous êtes vachement communautaire »

Alors oui bien sûr qu’il y a des juifs qui préfèrent vivre entre eux.
Et cela pour diverses raisons anthropologiques et sociologiques ( promis, j’arrête…s’il vous plait continuez à lire ça va aller).
Cependant, il y a des quartiers juifs vachement ouverts si on se donne la peine de les connaitre ( les quartiers… les juifs aussi cela dit ).
Le 19 e est un bon exemple, le marais est aussi un quartier très trop ouvert même.
Mais à vrai dire ce cliché m’énerve particulièrement car il éclipse une communauté :
Les chinois.
Franchement à côté des chinois, les juifs c’est la fête des voisins.
Alors je voudrais qu’on prenne le temps, ensemble, de parler des chinois…

Je travaillais dans une école du 13e où y’avait QUE des chinois.
Et dans cette école les enfants avaient tous des prénoms biiiiiiien français.
Mais… français des années 40 :
Jacques, Jean-claude, Albert.
Mieux encore, certains parents donnaient 
carrément des prénoms juifs à leur enfants ( c’est pas une blague ).
Je connaissais des enfants de 4 ans chinois comme il se doit, s’appelant :
Isaac, Samuel, Yaakov.
Sérieusement, ils sont trop forts ces chinois…

 » Franchement, on peut rigoler sur tout le monde mais on dirait qu’on peut pas rigoler sur les juifs wesh »

C’est faux.
Bien sûr qu’on PEUT rigoler sur les juifs…
tant que c’est un feuj qui fait la blague.
Et encore…

N’oubliez pas de sourire 🙂

PS : Bon je reprends ce que je faisais avant cet article moi :
800, 900, 1000 euros…

 

Pourquoi je travaille plus avec les colos juives

Restez calme.
Ne me faites pas un procès pour antisémitisme tout de suite.
Pas la peine d’appeler le CRIF, la LDJ de mes couilles ou Manuel Valls.
Je parle en connaissance de cause, à chaque fois que j’ai bossé avec des feuj je me suis fait carotte.
Pour preuve, voici les 3 étapes récurrentes d’une carotte…

> L’entretien d’embauche

J’avais, il y a pas si longtemps, un entretien d’embauche pour diriger une colonie.
L’entretien avait lieu à l’autre bout de Paris, dans le 17e ( venant de banlieue, le 17 e c’est l’autre bout de Paris ).
En chemin, j’ai le temps de finir 2 saisons de Game of Thrones et de trouver les prénoms de mes futurs enfants.

Episode 6 scene 15 Quand je me pointe au rendez-vous, le mec me demande  :
– T’as des questions ?
Je lui réponds :
– Bah non je pensais que c’était d’abord à vous de présenter votre colo, vos attentes…
– Pas la peine, je reviens d’une bar mitsva je suis K.O. Je te fais confiance, t’as une bonne tête.
Voilà l’entretien était fini, j’étais ravi d’avoir fait 2H de transport pour ça.

Un autre jour quand j’arrive à l’entretien, le mec me fait :
– C’est une quoi ta montre ?
– euh Fossil, pourquoi ?
– Non elle est pas mal c’est tout,  et dis-moi tu fais Shabbat toi ?

Bha oui, pourquoi faire des transitions ?

( Je ne vais pas vous mentir, quand on me pose une question sur ma religion c’est un peu comme si on me demandait  :
– tu portes quoi comme caleçons ?
C’est vachement personnel.
C’est pas le genre de truc que je dirai au premier venu ( Boxer Dim 100% coton ).
Alors je sais bien que si je dois bosser avec un organisme juif, la question de la pratique religieuse peut se poser.
Mais dés le début de l’entretien je trouve ça tendu.
C’est sensible comme sujet, tu peux pas balancer ça comme ça.
C’est un peu comme si durant un dîner, tu lançais juste avant le dessert  :
– Alors Sophie, à ce qui paraît t’es pas très Charlie  ?… )

Bref, reprenons le fil de la conversation :
– Et dis-moi tu fais shabbat toi ?
– Euh… non plus trop, pourquoi ?
– Pour savoir c’est tout… T’es comment avec ton judaïsme ?
What da fuck ?
Je suis « comment » avec mon judaïsme ?
Et t’es comment avec ton français  ?
– Ça va, on se tolère. Enfin, y’a des hauts et des bas…
– Ouais bien sûr je comprends…. Et tu m’as dit au téléphone que t’avais postulé chez Yanniv aussi c’est ça ?
– Oui
– Et on te paie combien chez Yanniv ?
– euh pourquoi vous me demandez ça… C’est privé un peu. Vous me payez combien vous ?
Il sourit :
– Plus.

Ce mec mériterait honnêtement un rôle dans le nouveau La vérité si je mens.

> Le centre aéré

J’ai travaillé en tant qu’animateur pour un centre aéré très religieux.
Très religieux comment ?
Disons que dés le premier jour j’ai failli être viré parce que j’avais mis ma kippa dans ma poche pour jouer au foot.
Religieux comme ça.
Le genre de centre bien plus fermé qu’aéré.
Et un jour, il y avait une kermesse d’organisée avec plein de stands pour les enfants.
Il y avait, entre autre, un stand maquillage.
Je m’approche de la jeune fille et lui demande si elle peut me faire un chat sur le visage.
Elle me répond le plus sérieusement du monde :
– Non je ne peux pas c’est pas un animal casher.
– Non mais on s’en fout je veux pas le manger, je veux juste des moustaches de chat.
– Pas le droit, pas casher.
– Non mais y’a pas marqué : tu ne dessineras pas de moustaches de chat dans la bible ou c’est qu’on a pas lu le même tome.
– Pas casher…. Mais si vous voulez je peux vous faire un papillon.
– Ah parce que les papillons sont casher ?!…

( En 13 lettres,  attitude opposée à la diffusion du savoir, de la raison, du progrès. )

> La rémunération

Toute ma vie on m’a fait croire que les juifs étaient riches.
Je vais casser un mythe et un cliché qui perdure encore et encore mais…
Je n’ai jamais été aussi mal payé que chez les juifs.
Je vais même aller plus loin…
Payer 200 euros un animateur pour un mois de colo, c’est de l’esclavagisme.
C’est puni par la Cour européenne des droits de l’homme.
Non mais parce qu’ils paient 200 euros les animateurs quand la colo coûte 1500 e pour les enfants.
200 euros…
Même Apple prend des marges moins grandes.
Et je me souviens, quand j’étais animateur et que j’osais faire :
« ouais enfin c’est pas super bien payé… »
On me répondait  TOUJOURS cette réplique 
surréaliste :

– Yoram Yoram… Tu adores animer oui ?
– Oui…
– Eba voilà, c’est un kiffe ton travail avec les enfants, et en plus tu pars en vacances, donc franchement, la paie c’est du bonus.

FAUX ( comme dirait l’autre )

Je veux dire, est-ce que quelqu’un a déjà fait à un chirurgien :

– Dr Cohen vous savez quoi ? On va vous prendre au sein de notre clinique et concernant la paie…
C’est un kiffe pour vous la chirurgie n’est ce pas  ? On m’a même dit que petit, vous étiez un champion au Docteur Maboul.
Alors 900 euros net c’est du bonus on est d’accord ?

N’oubliez pas de sourire 🙂

 

Mes techniques pour impressionner le correcteur en examen

Je vais vous dire un truc.
J’ai fait des choses dont je ne suis pas fier.

Sur ma copie d’examen…. justice

J’écris les trois dernières phrases de ma copie super bien.
C’est un mouvement tactique assez efficace je trouve.
Le correcteur lira ça en dernier et aura une superbe impression de ma copie.
Du moins en théorie.
J’y mets donc toute l’implication et l’application nécessaire.
Mes 3 dernières phrases sont tout simplement magnifiques.
Mes L s’envolent comme des ballons de baudruche, mes O sont parfaits comme si j’avais un compas sous la main, et mes F on dirait des clés de sol.
Mes mots ont la primeur et l’élégance des dictées d’école.
Le probleme c’est que je suis un peu grillé…
Evidemment, quand on jette un oeil au  reste de ma copie….
On dirait un médecin avec Parkinson qui l’a écrite.
J’ai l’impression d’être un agent immobilier qui montrerait en dernier une salle de bain flamboyante quand le reste de l’appart’ est miteux.

Ma dernière phrase est toujours un peu philosophique.
Ça me permet de faire croire que je suis intelligent ( alors que bon tout le monde sait que même chez les cons j’suis pas le premier )
Pour cette technique, il vous suffit juste de vous mettre dans la peau de la voix off de Zone interdite.
Je suis sûr que c’est dans vos cordes.
Il faut teaser comme dans une bande annonce.
Du style :
L’indemnisation est bien sûr favorable à la victime, mais est-ce toujours le cas ?…
Le service public est-t’il aujourd’hui toujours le garant de l’intérêt general ?..
L’administration oublie t’elle ce qu’est la justice dans un Etat de droit ?
Comme le disait Bruel, qui, qui a le droit ?
Et puis surtout :
Qui peut dire je t’aime… donc je suis ? ( quuiiiiii peut direeee )

Je meuble.
Dans toutes les études littéraires, il faut savoir meubler.
Quelques fois, je meuble tellement  bien que je sais même plus ce que je voulais dire.
J’évalue à chaque fois mes connaissances ( pas grand chose ) et ce que je dois combler ( beaucoup trop ).
Pour cela, je joue sur plusieurs leviers  :

le suspense > J’allume le mec. Je le mets en suspense de connaissance. Tu sais que je sais, mais je te fais mijoter un peu avant de te balancer ce que je sais.
50 nuances de gris > Je dis la même chose de façon différente. A savoir doser tout de même. Le correcteur n’est pas non plus handicapé.
Les adverbes > hypothétiquement, écrit en gros il te comble une phrase direct et même le trou de la sécu.

A la fin de mes études, je m’attends presque à avoir une double License :  Droit / DRH chez casto’

Je fais des ratures pour pas que le prof’ sache que je ne savais pas orthographier un mot.
un L ou deux ? Un E ou un S ?
Dans ce cas, j’écris le S  puis je le barre à moitié.
Genre c’est mal écrit.
Ou je fais un tout petit  E.
C’est la technique de la feinte de lettre.

N’oubliez pas de sourire 🙂

 
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Publié par le 5 mai 2015 dans Chroniques

 
 
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